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Plan d'avenir de la pêche : l'avenir de la conchyliculture

Plan d’avenir pour la pêche : l’accompagnement du développement aquacole et la place de la conchyliculture

Le Ministre de l'Agriculture et de la Pêche, a confirmé le 27 juin, contenu du Plan d'avenir de la pêche intégrant les propositions du rapport d'Hélène TANGUY, Député-Maire du Guilvinec, et des propositions faites depuis le 13 juin par la profession.

Constats

  • L’aquaculture est présentée comme complémentaire du secteur de la pêche en mer, face à une demande toujours croissante du consommateur pour les produits aquatiques,dans un contexte mondial de baisse des produits de la pêche maritime. L’aquaculture (conchyliculture, salmoniculture, pisciculture marine et en étangs) demeure confrontée à un enjeu majeur de durabilité. Le secteur doit répondre aux attentes des consommateurs en termes de sécurité alimentaire et de qualité des produits et faire face aux conflits d’usage (sur le littoral et sur les cours d’eau).
  • La conchyliculture occupe une place importante dans la plupart des régions littorales et contribue au maintien du tissu socio-économique.
  • Du fait de leur physiologie, les mollusques sont des sentinelles du bon état écologique des eaux conchylicoles.
  • Cependant les conchyliculteurs se trouvent confrontés au problème du renouvellement de la profession (nombreux départs d’ici 5 ans) qui se pose déjà de manière cruciale dans certaines régions comme le bassin de Marennes-Oléron.
  • Ils sont tributaires de la qualité des eaux littorales, ce qui rend difficile la maîtrise du risque sanitaire. Aux contaminations microbiologiques, s’ajoute la multiplication des efflorescences phytoplanctoniques. La fragilité du milieu marin entraîne aussi des mortalités estivales dont les causes sont difficiles à établir. Ces situations conduisent à interdire temporairement la récolte et la commercialisation des coquillages, avec des conséquences économiques très lourdes.
  • Sur un espace littoral convoité, l’aquaculture marine doit surmonter des difficultés dues à la limitation des sites en raison de la pression qui s’exerce. Ces contraintes aboutissent à remettre en cause les activités existantes et ne permettent pas leur développement.

Stratégie

- la pérennité et l’avenir du secteur : renouvellement des générations, renforcement de la politique des structures et formation sont les enjeux majeurs pour le développement du secteur. Il est essentiel que la couverture des risques, économiques, sanitaires, climatiques, puisse être prise en compte.

- l’inventaire des sites à potentialité aquacole. Cet inventaire  mérite d’être pris en compte dans une perspective d’aménagement du territoire, de maintien de l’emploi et de développement de l’activité aquacole en France. Pour le secteur conchylicole, les contraintes sanitaires pourront conduire à des déplacements d’activités dans des secteurs où elle est pour l’instant inexistante.

la rénovation nécessaire du contexte réglementaire : harmoniser les réglementations qui se multiplient et touchent les entreprises sous l’angle de la protection de l’environnement et du consommateur, pour permettre le développement du secteur, tout en assurant la protection sanitaire et le respect de l’environnement (mise en place de mesures aqua-environnementalistes dans le futur FEP).

Propositions

1/ une véritable stratégie interministérielle pour l’avenir du secteur.

2/ Faire bénéficier les aquaculteurs dont l’activité est réputée par nature agricole, d’un régime attractif d’aide à l’installation et prendre en compte une couverture des risques soit par un régime d’assurance soit par l’intervention de la solidarité nationale.

3/ Rénover le suivi sanitaire en liaison avec l’Ifremer. En particulier, le passage du test biologique au test chimique sera accéléré.

4/ Utiliser l’inventaire des sites à potentialité aquacole au niveau local et le prendre en compte dans l’élaboration des réglementations, notamment en matière d’urbanisme : dans le cadre de la politique de planification de l’utilisation de l’espace côtier destinée à définir des espaces pour les activités aquacoles, assurer leur protection et leurs besoins de développement et permettre une meilleure structuration et promotion des filières. Intégrer les règles de protection des sites et de l’environnement dans les activités économiques aquacoles.

5/ Effectuer un travail sur la recherche de solutions économiquement durables pour intégrer l’activité économique dans son milieu sans conséquences préjudiciables à l’environnement, en permettant les évolutions du secteur (application de la directive cadre sur l’eau, élevage de nouvelles espèces et utilisation de nouvelles techniques) et en évitant la délocalisation vers d’autres pays de l’Union européenne 

 www.agriculture.gouv.fr/spip/IMG/pdf/060613planavenirpeche.pdf


 
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